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Est-il bien raisonnable de parler de joug à l’heure où le mot
vacances vient nous proposer de nous libérer du joug du labeur afin de savourer
un repos bien mérité? Afin de ne pas confondre «détente» avec «liberté de tout
faire», réfléchissons sur le sens des paroles du Christ.
«Prenez mon JOUG sur vous et recevez mes instructions....»
Certes, le joug servait à répartir le poids d’une charge,
toutefois son objectif était d’associer dans une même direction et permettre
une progression sur une même cadence dans le but de répondre au besoin d’une
vision harmonieuse servant un intérêt commun. Lorsque c’est Jésus qui parle,
nous comprenons alors que l’intérêt commun n’est autre que la gloire de Dieu et
le bien être de nos vies.
Jésus désire être pour nous un guide de tous les instants. Peut-être,
de temps en temps, nos pas trébucheront et des pensées négatives nous porteront
à nous éloigner du sillon, mais étroitement attachés au Christ, notre direction
restera parfaite malgré nos imperfections.
Dans les paroles du Christ, il nous faut voir Dieu nous associant
solidement à son plan divin pour nous utiliser d’une façon fructueuse et bénie.
De cette manière, pas à pas, jour après jour, nous allons découvrir le Christ
et devenir capables d’avoir dans notre cœur les sentiments qui étaient en Lui.
Ne cherchons pas à nous libérer de ce joug si bénéfique, qui seul peut amener
nos pensées en harmonie avec celles du Maître.
Une vision commune est le plus sûr moyen d’écarter les obstacles.
Lorsque le disciple a une claire vision de ce que Dieu attend de
lui; cette vision associée à la vie de Jésus balaie les obstacles, tout
simplement parce que la présence du Seigneur, sa puissance et son autorité nous
accompagnent. Mieux encore, les paroles du Christ: « Prenez mon joug
sur vous et recevez mes instructions... » impliquent que ce n’est
pas Lui qui entre dans notre vision, mais nous dans la sienne. Jésus ne devient
pas notre associé, c’est nous qui devenons ses associés.
Que de temps perdu dans la vie à poursuivre la réalisation de buts
personnels qui s’écroulent un jour ou l’autre. Alors que lorsqu’il s’agit de la
vision donnée et conduite par Christ pour nous, la réalisation en est toujours
assurée.
Le Seigneur a encore beaucoup de choses à nous communiquer, mais
pour le moment, nous ne sommes pas en état de les porter. (Jean 16/12).
Certainement parce que nous n’avons pas encore pleinement accepté l’idée du
joug qui reporte une partie de la charge sur la personne de Christ.
« Mon joug est doux et
mon fardeau léger.. »
Alors que nous pensons tout porter, Christ porte l’essentiel de la
charge, c’est pourquoi son joug est doux et son fardeau léger. Rien ne nous est
demandé au-delà de nos forces. Tout est possible pour celui qui vient atteler
sa vie à celle du Maître. Je puis tout par Christ qui me fortifie. C’est cela
la relation dont parle le joug du Maître. Sa force devient notre force. Et
comme le disait l’Apôtre Paul: « Ce n’est plus moi qui vit, c’est Christ qui
vit en moi. »
Peut être nous faut-il porter la croix un bout de chemin comme le
fit un certain Simon de Cyrène, mais le vrai prix de la Croix c’est Christ qui
l’a porté. C’est une grâce d’être associé aux souffrances de Christ lorsque
nous savons qu’au bout du sillon de la vie nous serons associés à sa gloire.
Ne nous trompons pas de joug.
A l’heure des vacances, au fil de nos rencontres, écoutons les
propos de Paul, serviteur de Dieu: « Ne vous mettez pas avec les infidèles sous
un joug étranger. » (2 Corinthiens 6/14). Ce texte est aussi traduit de la
façon suivante: « Ne formez pas avec les incroyants un attelage mal
assorti. » Paul dira : « Démas m’a abandonné par amour pour le siècle
présent. ». A chacun de nous de demeurer auprès du Seigneur et durant cette
période de vacances de ne jamais oublier que nous sommes « enfants de Dieu »
donc toujours au service de Dieu.
« Vous trouverez du repos pour vos âmes... »
Si les vacances sont faites pour trouver le repos, n’oublions pas
que c’est dans le maintient de notre association avec Jésus que nous trouverons
le vrai repos.
Continuons à faire « équipe » avec Jésus, et notre vie
s’en trouvera bénie. A l’heure des vacances ne confondons pas «détente» avec
«compromis». Gardons le bon réflexe spirituel, celui qui fait partager en temps
et en tout lieu la vie de Christ.
A Tous bonnes et joyeuses vacances.
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